Nouvelles mobilités urbaines

3-10-2018 | Sélection du mois

La mobilité est au cœur des préoccupations des citoyens. Dans une France de plus en plus urbanisée, les déplacements quotidiens, en particulier les trajets domicile-travail, sont devenus l’une des composantes clés des politiques d’aménagement urbain et de développement durable. Les transports en France absorbent 33 % de la consommation d’énergie et produisent 39 % des émissions de gaz à effet de serre. Les pouvoirs publics encouragent et accompagnent les modes de déplacement émergents pour des villes respectueuses de l’environnement. Les nouvelles mobilités urbaines se mettent également au service d’agglomérations plus connectées, plus sécurisées, plus inclusives et où il fait bon vivre.

Un marché porteur et des business models à l’essai pour un nouvel usage de la ville

Près de 80 % des Français résident aujourd’hui dans les villes et leurs périphéries. L’urbanisation effrénée a de nombreux effets sur les déplacements des personnes et sur l’environnement. Dans ce contexte, les opérateurs privés de la mobilité urbaine tout comme les pouvoirs publics sont mis au défi de proposer une offre à la fois plus propre et plus efficace. Les nouvelles motorisations et le numérique se trouvent au cœur de cette mutation. Des innovations de rupture sont à l’oeuvre, qu’ils s’agissent des véhicules ou des services de mobilité.

Après avoir connu son apogée durant les Trente Glorieuses, la voiture particulière apparaît aujourd’hui comme le principal mode de transport à éradiquer. Des offres alternatives se développent, rendue possibles par le numérique et les nouvelles motorisations, l’électrique en tête. Les services d’autopartage et de covoiturage séduisent une clientèle de plus en plus large. De nouveaux engins de mobilité, pour les trajets sur de courtes distances, attirent un public désabusé par des transports en commun inadaptés, saturés, inconfortables, peu ponctuels. Sur un marché encore en structuration, les opérateurs traditionnels du transport doivent s’armer pour affronter une vague de nouveaux intervenants. Il s’agit essentiellement de start-up inventives et offensives, qui imaginent l’avenir de la mobilité urbaine. La multimodalité représente un défi pour tous les opérateurs, publics comme privés, mais les modèles économiques gagnants restent à découvrir. Il existe toutefois une certitude : c’est l’usager qui est au centre de toutes les attentions. La liberté n’est plus aujourd’hui de posséder une voiture, mais de pouvoir se déplacer à tout moment en utilisant les solutions accessibles sur son smartphone.